Bibliographie > contexte artistique > E à H

Les analyses présentées ci-dessous concernent les livres acquis par le Centre Jeanne d'Arc depuis 1990.


Fra Angelico, Les fresques de San Marco, sous la direction de Paolo Morachiello, Paris, Gallimard/Electa, 1996, 343 p., ill. (Chef-d'oeuvre de l'art italien).

Remarquable travail sur la composition, l'emplacement et la restauration de ces fresques dont les détails les plus admirables sont reproduits en couleurs magnifiques. Les adjectifs laudatifs manquent à la fin de la lecture d'une pareille étude.

GIBSON (W. S.), Jérôme Bosch, Londres, Thames & Hudson, 1995, 178 p., ill. La prolifération d'éléments extravagants dans les tableaux de Bosch ne sont pas gratuits, ce sont des allusions à des proverbes flamands ou l'utilisation de symboles divers, souvent déjà utilisés par ailleurs. Cette conclusion que l'on trouve déjà dans le livre de Jurgis Baltrusaitis est accompagné d'un verdict : tout ce qui nous paraît bizarre n'est que le résultat de notre ignorance, conclusion que l'on pourrait d'ailleurs extrapoler à tous les autres cas. Reste que Bosch est le seul à avoir accumulé tous ces éléments dans une sorte de frénésie démente, même si certains, comme Grünewald et Bruegel l'Ancien, s'y sont vaguement essayés. Or les quelques éléments biographique dont nous disposons ne permettent pas d'affirmer qu'il était fou. C'est donc un message sans doute fort clair pour ses contemporains que dispense Bosch dans ses tableaux, mais nous en avons perdu un grand nombre de clés. Walter Gibson s'emploie à rassembler et à essayer celles qui peuvent rester.

Grand livre du Pont Royal Pont George V à Orléans, Orléans, Société des Amis des Musées d'Orléans, 1993, 221 p.

Tout à la gloire du pont édifié au XVIIIe siècle sous la direction de l'architecte Robert Soyer, cet ouvrage très bien documenté et richement illustré présente en introduction quelques pages sur le pont des Tourelles que libéra Jeanne d'Arc de l'occupant anglais. On y a ajouté le plan de Rancurel, une gravure qui permet de voir l'implantation d'une maison sur une pile, une vignette du monument de la Pucelle et surtout la peinture de Martin des Batailles (1690), représentant le pont en enfilade depuis la rive sud, avec une tête de pont d'où les tourelles ont alors presque disparu. En revanche, les bâtiments de l'ancien hospice Saint-Antoine sur l'île, le grand mur de ville dominant le fleuve, le Châtelet et la silhouette des différentes églises donnent une idée assez juste du profil de la ville à partir du XVIe siècle.

HEIMANN (N. M.), "What honor for the feminine Sex" : a cultural Study of Joan of Arc and the Representation of Gender, Religion and Nationalism in french nineteenth-Century Painting, Prints and Sculpture, City University of New-York, 1994, U.M.I., 1994, 2 vol., 540 p., ill.

Cette thèse de Nora Heimann se compose de deux tomes qui ont pour but de répondre à la question suivante : "Quel honneur représentait Jeanne d'Arc pour la gent féminine ?" C'est une étude culturelle sur l'image de La Pucelle en tant que femme à travers l'aspect religieux, nationaliste, telle qu'elle est perçue dans la peinture, les gravures et la sculpture française au XIXe siècle. L'auteur s'est inspiré d'une bibliographie aussi riche que variée, en puisant entre autres dans les archives de New York, du Centre Jeanne d'Arc à Orléans, du Musée du Louvre et de la Bibliothèque Nationale à Paris. Il est également agréable de constater que cette oeuvre s'accompagne de nombreuses illustrations sur La Pucelle d'Orléans.