Bibliographie > contexte artistique > O à T

Les analyses présentées ci-dessous concernent les livres acquis par le Centre Jeanne d'Arc depuis 1990.


Pacht Bassani (P.), Claude Vignon, 1593-1670, Arthena, Paris, 1992, 621 p.

Il s'agit tout à la fois du - gros et lourd - livret d'une exposition qui eut lieu à Tours, Angers et Toulouse (décembre 1993-septembre 1994) et du catalogue raisonné de l'œuvre. Vignon, fort aimé à son époque, a connu une éclipse dès le XVIIIe siècle, en raison peut-être d'une exubérance et d'une facilité plus baroques que classiques. Pour nous, Vignon reste le dessinateur d'après lequel fut réalisée la tapisserie : "Jeanne en armure" conservée à la Maison de Jeanne d'Arc et qui figurait d'ailleurs à l'exposition de Tours (n° 91 et n° 451 T du catalogue général). Il est un peu cruel pour l'ouvrier lissier de comparer la sanguine - actuellement à la Bibliothèque Nationale - où Jeanne présente sous les panaches de son feutre une jolie figure un peu mutine, à la solide guerrière casquée qui, sur la tapisserie restaurée, a été raccrochée à la Maison de Jeanne d'Arc.

ROSENBAUM-DONDAINE (C.), L'image de piété en France, 1814-1914, Musée-Galerie de la Seita, 1984 (catalogue de l'exposition : Un siècle d'images de piété, 1814-1914, 19 avril-16 juin 1984), 199 p., 250 fig.

"Consentons à regarder ces images et à lire ces textes" demande l'auteur. Ce ne sont pas que des curiosités, ce sont les reflets d'une théologie, d'une mystique, d'un goût. Que la mode en soit passé ne leur enlève ni leur sens sociologique, ni leurs qualités - ou leurs défauts - esthétiques. Outre l'étude des thèmes, l'ouvrage présente les principales collections, des conseils techniques, un inventaire des imprimeurs et graveurs... et p. 171, Jeanne d'Arc dans sa prison la veille de sa mort.

TRONQUART (M.), Images du Patrimoine, Lunéville, Metz, Editions Serpenoise, 1993, (Inventaire Général, Lorraine, Le patrimoine Religieux de Lunéville, Meurthe-et-Moselle), 56 p.

Outre le fait d'abriter l'ensemble tout-à-fait exceptionnel, mais hors de notre propos de l'abbaye Saint-Rémy (actuellement Saint-Jacques) Lunéville a la particularité d'avoir élevé une église dédiée à Jeanne d'Arc alors que celle-ci n'était pas encore sainte (première pierre le 17 avril 1911). Construite avec une charpente en béton armé - matériau préféré de l'architecte Jules Criqui (1883-1951) - mais dans un style néo-gothique des plus étriqués, l'édifice est orné de statuaire et de mobilier provenant de l'Institut catholique de Vaucouleurs, dans la plus pure tradition sulpicienne. Mais l'édifice se rattrape par la présence de seize magnifiques verrières de l'atelier de Janin et Benoît de Nancy, somptueux chefs d'œuvres d'un Art nouveau qui se prolonge jusque vers 1925. Les très belles photographies présentées ici se terminent pas un détail, célèbre à l'époque : les poilus exhortés par l'aumônier Umbrich : "Nous les bouterons tous hors de France... exceptés les morts", tandis que Jeanne les précède dans les nuées.