Généalogie de Jeanne d’Arc.
(étude faite en 1986)

Remarque sur cette généalogie :

. Jeanne eut une soeur aînée, Catherine, qui épousa Colin, maire de Greux. Il ne paraît pas qu’elle ait eu de descendance. Elle mourut avant 1429.

2. Principaux documents utilisés pour l’établissement de cette généalogie :

- Information des 2 et 3 novembre 1476 (E. de Bouteiller et G. de Braux, Nouvelles recherches sur la famille de Jeanne d’Arc. Enquêtes inédites, généalogie, Paris et Orléans, 1879, p. 3-22).
- Acte de notoriété du 16 août 1502 ( M. Boucher de Molandron, La famille de Jeanne d’Arc, son séjour dans l’Orléanais d’après des textes authentiques récemment découverts, Orléans, 1878, p. 62-69).
- Enquête faite par le prévôt de Vaucouleurs sur la famille de la Pucelle du 13 avril 1551 (E. de Bouteiller et G. de Baux, op. cit., p. 23-46).

3. Dans cette généalogie, on a repris les solutions proposées par H. Morel, La noblesse de la famille de Jeanne d’Arc au XVIe siècle, Paris, 1972 (Société d’histoire du droit, Collection d’histoire institutionnelle et sociale, 4)

4. Cette généalogie ne comprend pas la descendance possible de Jean et Aveline de Vouthon, frère et soeur d’Isabelle Romée.

5. La difficulté principale provient de ce qu’au début du XVIIe siècle, Charles de Lys, après des recherches apparemment minutieuses, s’est cru descendre en ligne directe de Pierre de Lys, le frère de Jeanne d’Arc. Or, s’il est un fait qui paraisse établi, c’est que Pierre de Lys n’eut qu’un descendant, un fils, Jean de Lys, qui mourut sans postérité en 1501. Ce qui n’empêche pas deux familles de s’affirmer descendantes de Pierre de Lys : les Le Fournier et les Hordal, et ce dès le XVIe siècle.

6. Ajoutons que la préoccupation majeure de ceux qui, à cette époque, prétendaient descendre de l’un ou l’autre des frères de Jeanne d’Arc était de bénéficier de l’exemption fiscale attachée à la condition noble. Or, Charles VII, en décembre 1429, avait anobli “la Pucelle, Jacques d’Arc dudit lieu de Domremy et Isabelle sa femme, ses père et mère, Jacquemin et Jean d’Arc et Pierre Pierrelot ses frères, et toute sa parenté et lignage, et en faveur et contemplation d’icelle Jeanne, toute leur postérité, mâle et femelle, née et à naître, en légitime mariage” (trad. du latin par H. Wallon, Jeanne d’Arc, Paris, 1876, p. 418). C’est dire que cette noblesse se transmettait par les femmes aussi bien que par les hommes. De plus, cette noblesse ne se transmettait pas seulement aux descendants, elle était aussi conférée, par privilège spécial, aux époux des descendantes.

7. Nous n’avons pas cité les neuf enfants de Didier et n’avons retenu que ceux dont la descendance paraît bien établie.