REHABILITATION

C’est seulement à partir du jour où Charles VII pénétra en vainqueur dans la ville de Rouen, le 10 novembre 1449, que le roi put prendre connaissance de la façon dont Jeanne d’Arc avait été jugée. Il demanda que la lumière soit faite sur son procès : c’est en ce lieu qu’étaient déposés tous les documents concernant cette affaire.

Une première enquête fut faite sur ordre du roi les 4 et 5 mars 1450 : les principaux acteurs et témoins furent entendus. C’est alors que l’Eglise, en tant que responsable du procès de condamnation de Jeanne, qui fut un procès d’hérésie, ordonna une enquête officielle réalisée sur ordre de l’inquisiteur de France, Jean Bréhal, et du légat du Pape Guillaume d’Estouteville, du 2 mai au 22 mai 1452.

Le résumé de l’affaire rédigé par l’inquisiteur de France fut alors soumis à l’examen de théologiens et canonistes français ou étrangers.

11 juin 1455

Le pape Calixte III autorisa la révision du procès qui s'ouvrit après l’audition de la mère de Jeanne, Isabelle Romée, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 novembre 1455. La scéance solennelle d'annulation du Procès de Condamnation eut lieu à Rouen le 7 juillet 1456.