Domremy-la-pucelle

Jeanne naquit à Domremy en janvier 1412. Son père y était laboureur, c'est-à-dire un paysan aisé, qui louait une partie de l'ancien château, disparu depuis lors. On peut visiter sa maison natale. La façade actuelle fut édifiée en 1481 par un arrière-petit-neveu de Jeanne, Claude du Lys, seigneur de Domremy. A proximité de ce paisible village, on peut voir la chapelle de Bermont (XIe siècle) et la basilique du Bois Chenu (XIXe siècle).

Le village de Domremy était partagé entre plusieurs autorités : la partie nord appartenait à la Champagne, relevait de la châtellenie de Vaucouleurs et était incorporée au royaume de France. La partie sud, comprenant la maison de Jeanne, appartenait au Barrois mouvant, le duc de Bar étant vassal du roi de France pour les terre situées à l'ouest de la Meuse. Ces terres étaient tenues en fief par les abbés de Mureaux et par les seigneurs de Bourlémont. La partie arrière de la Maison de Jeanne d'Arc comprend une partie de la maison d'origine.


Neufchâteau


La ville était tenue par une garnison bourguignonne.
La famille de Jeanne s'y réfugia aux alentours d'août-octobre 1428, pour se protéger des ravages opérés par les troupes de Jean de Luxembourg et Antoine de Vergy, capitaines bourguignons, dans la vallée de la Meuse et autour de Vaucouleurs.
Durant ce séjour, sa famille logea dans une auberge tenue par une femme nommée la Rousse.



Vaucouleurs

La ville, commandée par le capitaine Robert de Baudricourt, abritait une garnison fidèle à Charles VII, mais très isolée entre les domaines du duc de Bourgogne, vassal du roi d'Angleterre, et ceux du duc de Lorraine, vassal de l'empereur d'Allemagne. Jeanne y vint, sans doute en janvier 1429, pour demander une escorte pour se rendre auprès du roi. Econduite par le capitaine, elle tenta de gagner la France par se propres moyens, acompagnée de son oncle Durant Laxart. Sur le chemin de Chinon, elle s'arrêta à l'ermitage de Saint-Nicolas de Septfonds et rebroussa chemin. Emmenée jusqu'à Toul par Bertrand de Novellompont, elle y rencontra le duc de Lorraine, auquel elle demanda en vain la compagnie de son gendre René d'Anjou. De retour à Vaucouleurs, elle obtint de Baudricourt une escorte pour la mener devant Charles VII. Elle prit son départ aux environs du 12 février. Le voyage dura 11 jours, passant par Saint-Urbain, Auxerre, Gien et Sainte Catherine-de-Fierbois.

Du château de Robert de Baudricourt où le destin de Jeanne se décida, il subsiste la crypte de la chapelle Castrale où l'Héroïne se recueillit. A travers la ville, on peut encore voir des tours de l'enceinte d'origine, la Porte de France, et le Musée de l'Imagerie Johannique consacré aux représentations de Jeanne d'Arc à travers les siècles.



Sainte-Catherine-de-Fierbois

Jeanne y arriva aux alentours du 22 février 1429. C'est de là qu'elle écrivit à Charles VII pour annoncer sa venue. Plus tard, étant à Tours, elle y fit chercher une épée, ex-voto qui se trouvait à l'intérieur de l'église, conservée dans un coffre, derrière l'autel. Si la chapelle fut reconstruite en 1479, restent de cette époque la maison dite "du Dauphin" et l'aumônerie construite par le maréchal Boucicault


Chinon

La première entrevue entre Jeanne et le roi eut lieu aux alentours du 25 février. Jeanne se jeta aux pieds du roi. Celui-ci, méfiant, désigna d'abord un de ses courtisans comme étant le roi, Jeanne l'assurant alors qu'il était le roi "et non un autre", et lui annonça qu'elle venait "envoyée par Dieu" pour le restaurer sur son trône. Après un bref entretien, Charles fit mener Jeanne à Poitiers, en passant probablement par Loudun et Mirebeau. Au cours de la deuxième entrevue, qui eut lieu entre le 27 mars et le 7 avril, Jeanne fut présentée aux chevaliers qui allaient l'accompagner à Orléans. Au cours d'une cérémonie brillante, en présence de trois cents personnes, Jeanne présenta à Charles VII une couronne, comme symbole de la victoire à venir. Selon ses dires, 300 personnes virent cette couronne.

Le château fut racheté au XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu. Dès cette époque, il commença à tomber en ruine, mais on peut encore en visiter les restes imposants : la tour de l'Horloge, les logis royaux, et la tour du Coudray où Jeanne d'Arc logea pendant son séjour. Un musée consacré à Jeanne d'arc se trouve dans la tour de l'Horloge.